Enter The Matrix, PS2, Reloaded

Maintenant, parlons du gameplay en soit. Passons d’abord outre certains détails comme une démarche parfois peu naturelle du personnage (Niobe monte une échelle avec une grâce… réellement insoupçonnée :'( ), pour s’arrêter sur ce qui est vraiment intéressant : les combats.

Vous avez un jauge de vie, une jauge de concentration (« focus » en anglais, mais nous on appelle ça « la matrice »), qui se regénèrement toutes deux à vitesse variable selon le niveau de difficulté choisi, et vous avez aussi des armes.
Les armes sont sympathiques, le choix est assez vaste. Vous en avez vu dans le film que vous voulez essayer à tout prix ? A part l’exosquelette de Sion et la mitrailleuse de l’hélicoptère du premier film, vous devriez à peu prêt tout retrouver. Si vous activez « la matrice » pendant que vous vous servez des armes, vos tirs seront plus précis, feront des effets « aquarium » presque comme dans le film, et avec un peu de chance vous pourrez éviter ainsi les balles ennemies (ou les voir vous arriver dans le ventre au ralenti). L’usage des armes peut se faire en courant sur les murs ou en réalisant des roues du plus bel effet, cela toujours dans le mode « A-lors–que–re-vo-a-la–ma-da-me–la–sous–pré-fè-teuh » si cher à nos fans de la Cité De La Peur.

Si vous avez joué à Max Payne, vous en retrouverez toutes les joies du bullet time, mais sans les animations particulièrement souples du personnage lorsqu’il se sert des armes dans certaines positions complexes. Ainsi n’essayez pas de comprendre pouquoi Niobe parvient en plein saut à tuer trois ennemis tout autour d’elle, alors qu’elle tient les flingues tournés d’un seul côté, et que vous visez derrière et sur les côtés alternativement… Ne vous en faites pas, grâce au pouvoir prestigieux qu’elle a sur sa matrice, les balles qui sortent de son canon de revolver font des 360° directement pour se loger dans l’adversaire que vous visez dans votre dos (Heureusement d’ailleurs que la visée automatique fait bien son boulot).

Me moquerais-je donc de ce manque de souplesse des personnages ? J’aurais du mal à en vouloir au programmeur, une fois essayés les combats à mains nues qui s’avèrent bien plus riches en détails et animations. Ceux-ci semblent effectivement mieux travaillés que les combats d’armes.

On comprend donc qu’au final, le jeu prend tout son fun quand on goûte au plaisir de se la jouer grand kungfu-man…

(à suivre)

[ETF]
réseau ce soir, demain, après-demain… etc… @+